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ALLEMAGNE
La Bundesliga est très indécise cette saison. Schalke 04, qui a pris la tête au terme de la 13e ronde, est déjà le sixième club différent à occuper le fauteuil de leader. Schalke 04 s'est imposé 4-2 à Cottbus et compte deux points d'avance sur Werder Brême (2-2 à Aix-la-Chapelle) et Stuttgart.

Dans le match au sommet, Stuttgart a perdu 2-1 à Munich face au Bayern, après avoir ouvert rapidement le score par Gomez. Mais Makaay et Pizarro ont renversé la vapeur avant le repos déjà. Streller est entré à la 79e. C'est la première défaite du VfB depuis neuf journées.
Alex Frei a inscrit sur penalty son cinquième but de la saison avec Borussia Dortmund, qui a toutefois perdu 2-1 à domicile contre Hertha Berlin, qui menait 2-0 après un quart d'heure seulement. Frei s'est souvent montré dangereux, mais il a manqué de réussite en plusieurs circonstances.
Schwegler et Barnetta, tous deux avertis, ont perdu 3-2 avec Bayer Leverkusen à Nuremberg. Pour sa part, Wicky et le SV Hambourg ont dû se contenter d'un piètre 0-0 chez la lanterne rouge Mayence. Le HSV reste ainsi dans la zone des relégables, avec un seul succès en treize matches.
David Degen est entré à la 67e pour Borussia Mönchengladbach, battu à domicile 1-0 par Hanovre. Le club de Jupp Heynckes, 14e, ne compte qu'un point de plus que le premier relégable, Bochum.

ANGLETERRE
Grâce à un doublé de Wayne Rooney, Manchester United s'est imposé 2-1 à Sheffield et a ainsi conservé la tête du championnat d'Angleterre au terme de la 13e journée. Les "Red Devils" possèdent trois points d'avance sur Chelsea, qui s'est imposé 1-0 contre West Ham.
Derrière, Portsmouth a repris le 3e rang grâce à sa victoire 2-1 contre Watford. Arsenal, avec Senderos sur le banc et Djourou dans les tribunes, a été accroché 1-1 par Newcastle. Les visiteurs ont pris l'avantage par Dyer à la 30e, l'inévitable Henry égalisant à la 70e.
Stéphane Henchoz a été titularisé avec Blackburn, qui a concédé le nul 1-1 à Ewood Park contre Tottenham (san Ziegler). Liverpool n'a toujours pas réussi à s'imposer en déplacement. Malgré une nette domination, les "Reds" ont dû se contenter d'un 0-0 à Middlesbrough.

FRANCE
Lyon, visiblement émoussé, a néanmoins réussi à creuser l'écart en tête de la Ligue 1 grâce à un succès heureux 1-0 chez la lanterne rouge, Sedan. Les quintuples champions de France ont dû leur salut à un but contre son camp de Nadjim Abdou à dix minutes du coup de sifflet final.
Pour l'OL, Patrick Müller est resté sur le banc des remplaçants. Malgré la victoire, Lyon n'a été que l'ombre de l'équipe qui jusqu'alors effrayait tous ses adversaires. Privés de Fred et Benzema blessés, les "Gones" n'ont pas vraiment pu compter sur Carew, trop maladroit.
Sans Lichtsteiner (remplaçant) et Gygax (dans les tribunes), Lille, tenu en échec 0-0 à Sochaux, a perdu deux points et voit revenir à sa hauteur Lens et Nancy. Les trois poursuivants sont à douze points de Lyon.
Lens a battu Nantes 2-0 grâce notamment à un but de Coulibaly inscrit dès la 47e seconde. Nancy a attendu le dernier quart d'heure et une réussite de Puygrenier pour venir à bout de Troyes 1-0.
Stéphane Grichting a été le seul Suisse à fouler une pelouse de Ligue 1 ce week-end. Le Valaisan a joué tout le match lors du succès d'Auxerre 1-0 contre Toulouse. Auxerre remonte au 13e rang, juste devant un PSG à nouveau en crise après son revers 0-2 au Parc des Princes contre Bordeaux.

ESPAGNE
Large vainqueur 4-1 à Majorque, Barcelone a conservé la tête de la Liga au terme de la 11e journée. Le tenant du titre précède d'un point le FC Séville, qui a dominé Valence 3-0. Le Real Madrid suit à trois longueurs du leader.
Le Getafe de Fabio Celestini s'est incliné à Villarreal (1-0) sur un but de l'Uruguayen Forlan. Toujours sans Johann Vogel, qui n'a pas quitté le banc des remplaçants, le Betis Séville a obtenu le 0-0 sur la pelouse de la lanterne rouge Real Sociedad, seule équipe à ne pas avoir encore gagné le moindre match.
=> News <=

# Posté le lundi 20 novembre 2006 07:20

Suisse-Bresil

Whouah....trop magnifique !!!!j'l'ai ai tous vu....c'etait vraiment genial...meme si j'ai loupé le debut a cause de la route...j'ai pas pu voir les hymne nationaux !!!:( mais cautrement c'etait juste magnifique....Comme Ronaldinho il joue troop bien ! c'est juste....whouah !!!!c'est vraiment le meilleur(c'est obligé de parler de Ronaldinho c'est quand meme un des meilleur joueur du monde...)Et vous vous avez trouver ca comment...?
bsx
Photo et montage par moi
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Declaration d'apres-match

Köbi Kuhn: "Je tiens tout d´abord à féliciter les Brésiliens pour leur victoire. Nous aurions pu obtenir un résultat positif qui nous aurait permis de terminer l´année sur une bonne note. Nous avons joué de manière trop craintive en première période. L´équipe a ensuite retrouvé son allant. Nous avons été pénalisés par le fait que plusieurs joueurs sont très loin d´être à leur meilleur niveau".

Tranquillo Barnetta: "Nous sommes déçus. Nous avons bien commencé. Mais au bout d´un quart d´heure, nous avons manqué d´agressivité. Les Brésiliens ont pris alors le jeu à leur compte. Notre deuxième période fut, en revanche, beaucoup plus convaincante".

Xavier Margairaz: "Je ne sais pas si j´ai marqué des points auprès du Köbi Kuhn. J´ai essayé de faire de mon mieux, de créer des espaces. Cela m´a souri par moment. Je regrette toutefois que nous n´avons pas pu égaliser".

Carlos Dunga: "Ce fut un bon match. Nous avons dominé en première période. Puis, l´équipe de Suisse nous a posé des problèmes. Nous avons encore des automatismes à roder. Je suis satisfait de la manière avec laquelle mes joueurs ont exercé le pressing en première période".


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Malgré une dernière demi-heure digne d´éloges, la Suisse n´a pas conclu son année 2006 sur un exploit. Cinq semaines après son revers à Innsbruck devant l´Autriche, la sélection de Köbi Kuhn s´est inclinée 2-1 contre le Brésil au Parc St-Jacques de Bâle.

Cette défaite est rageante. Face à une équipe qui fut loin de livrer une performance extraordinaire et qui a laissé sa "star" Ronaldinho sur le banc pendant 62 minutes, les Suisses ont beaucoup trop tardé avant de se livrer. Les 39 000 spectateurs du Parc St-Jacques auront dû attendre les introductions de Dzemaili, Margairaz et Yakin pour assister enfin à un vrai match.

Menée 2-0 sur une tête de Luisao (22e) et un but gag de Kaka (35e) sur lequel la responsabilité de Zuberbühler est très largement engagée, la Suisse fut bien loin d'évoluer lors de cette première mi-temps dans le registre d'une équipe qui nourrit l'ambition de gagner l'Euro 2008. Une fois encore, le manque de percussion du duo Vogel-Cabanas dans l'axe fut cruellement ressenti.

A la pause, les remplacements de Vogel, par Dzemaili, et de Streller, par Margairaz, pouvaient être interprétés comme une sanction. Les deux demis du FCZ donnaient enfin du punch à cette équipe de Suisse. Après deux alertes pour Zuberbühler face à Sobis et à Juan, la Suisse prenait enfin le match à son compte.

Elle avait toutefois le bonheur de réduire le score sur un autogoal de Maicon. Pressé par Frei, le latéral de l'Inter battait de la tête son propre gardien. L'introduction de Yakin quelques secondes après ce but fut une mesure heureuse.

Le demi des YB donnait tout de suite le ton juste à une équipe de Suisse qui aurait mérité mille fois l'égalisation sur une action splendide de Magnin, Margairaz et Barnetta (74e). Une tête de Senderos sur un coup-franc de Yakin provoquait également le grand frisson dans le dos du gardien Helton. Mais on devait malheureusement en rester là.
Suisse-Bresil

# Posté le jeudi 16 novembre 2006 11:47

Barnetta-Juan

«Le plus grand match de ma carrière»

Au Parc Saint-Jacques, le 15 novembre, leurs équipes nationales respectives se retrouveront face à face. Coéquipiers au quotidien au Bayer Leverkusen, le Suisse Tranquillo Barnetta et le Brésilien Juan Silveira dos Santos se livrent à une double interview avec «hop suisse!».


«hop suisse!»: Juan, un match de la Suisse contre le Brésil représente pour chaque joueur helvétique un événement marquant dans sa carrière. Et pour vous et les Brésiliens?
Juan: Vous pouvez me croire, il s'agit également pour nous d'une rencontre particulière. Elle survient au terme d'une année où nous avons été dépossédés de notre titre de champion du monde. La presse chez nous parle du «match le plus difficile» face à un team qui n'a pas encaissé le moindre but à la CM. Nous devons démontrer qu'il y a encore des Brésiliens compétitifs! Nous voulons terminer l'année sur une victoire.
Tranquillo Barnetta: Pour moi, c'est bien le plus grand match de ma carrière. Je n'avais jamais imaginé même en rêve d'avoir un jour le privilège d'affronter de telles stars.

Est-ce que dans votre pays, le football suisse suscite quelque intérêt?
Juan: Pas beaucoup. Cela provient du fait qu'aucun joueur brésilien de renom ne participe au championnat suisse. Même lorsque Giovane Elber portait les couleurs de GC, la Suisse ne suscitait qu'indifférence au Brésil. A l'époque, le nom d'Elber n'était pas connu. Il est devenu une star en passant au Real Madrid. Naturellement, mes compatriotes savent que la Suisse a disputé une bonne CM. Les Suisses également ne connaissent pas beaucoup le football brésilien.
Barnetta: On ignore presque tout de leur championnat. Tous les Brésiliens de valeur sont concentrés en Europe. Je sais que le football au Brésil est un moyen de s'élever socialement.


Avez-vous porté un maillot du Brésil autrefois?
Barnetta: Bien sûr. Lorsque j'étais gamin, j'en avais reçu un en cadeau. Maillot jaune, cuissette bleue, mais sans numéro.

Comment vit-on au milieu des stars qui composent l'équipe nationale du Brésil?
Juan: D'une façon beaucoup moins compliquée que l'on s'imagine. Nous partageons tous le même plaisir, s'éclater balle aux pieds. Naturellement, Carlos Dunga, le nouvel entraîneur, a ses propres options, mais le cadre de l'équipe ne change guère. Nous formons un groupe uni.

Et comment cultivez-vous des contacts entre deux matches de la «Seleçao»? Est-ce que Ronaldinho vous appelle et vous demande comment ça va à Leverkusen?

Juan: J'ai souvent des contacts avec mes compatriotes et plus particulièrement avec Lucio du Bayern Munich, soit par téléphone ou par e-mail. Ronaldinho est un garçon très bien. Dans sa carrière, il n'a encore jamais eu de problèmes relationnels avec ses coéquipiers, même pas à Barcelone.

Mais avec qui entretenez-vous les relations les plus suivies: avec les
joueurs de Bayer Leverkusen ou avec vos partenaires de l'équipe nationale?

Juan: Je parle le plus souvent avec les deux autres Brésiliens de mon club, Athirson et Roque Junior. En deuxième lieu viennent les Brésiliens des autres clubs européens.
Barnetta: Moi, j'ai plus de contacts avec les joueurs de mon club qu'avec mes collègues de l'équipe naionale. Il y a à Cologne et dans les alentours une forte colonie suisse. Naturellement, nous avons des échanges soutenus. Récemment, nous avons joué contre Stuttgart. Or nous nous sommes retrouvés les quatre Suisses sur le banc des remplaçants: Streller et Magnin avec le VfB, Pirmin Schwegler et moi pour Leverkusen. Nous aurions dû prendre des cartes pour une partie de jass!


Contre l'Autriche, la Suisse partait favorite. Contre le Brésil, cela sera différent. Est-ce que votre tâche s'en trouvera facilitée?
Barnetta: Je ne sais pas. Je crois que ces histoires de favori intéressent surtout les médias. Les Autrichiens ont abordé cette rencontre comme si l'avenir du football autrichien en dépendait. En tout cas, ils ont vraiment joué pour assurer celui de leur entraîneur. Nous n'étions pas mauvais à Innsbruck, mais nous n'avons pas su exploiter nos chances. Contre les Brésiliens, nous n'aurons strictement rien à perdre. Je ne crois pas que les Brésiliens seront plus motivés que nous.

Dans l'histoire du football mondial, est-ce qu'il y a eu un match où les
Brésiliens n'étaient pas favoris au départ?

Juan: Apparemment pas. Mais c'est logique, il s'agit d'une nation cinq fois championne du monde. Si tu perds contre le Brésil, ce n'est pas la fin du monde. En revanche, lorsque tu perds en tant que Brésilien, la tension est vive dans le pays. Cela se passe très mal. Notre élimination prématurée à la CM a été mal accueillie et nous, les joueurs, nous avons passé de sales moments.

La CM 2006 est-elle un sujet dont on parle encore au Brésil?
Juan: Certainement. Les gens sont encore toujours fâchés et ils le resteront jusqu'à la prochaine CM. Si nous ne sommes pas champions du monde en 2010, ce sera une fois encore le cirque!

La Suisse a été éliminée plus tôt que le Brésil, mais cela n'a guère altéré l'euphorie générale. Avec le recul, estimez-vous que presque tout fut positif?
Barnetta: Parfois, les critiques pleuvent très vite. Nous ne pouvons donc que nous réjouir des réactions enregistrées dans le pays. Naturellement, nous, les joueurs, nous savons que le match contre l'Ukraine fut ce que l'on peut appeler en football, une «catastrophe». Il nous a manqué un jour de récupération après le match très éprouvant livré contre la Corée du Sud. C'est un peu malheureux lorsque dans un tournoi avec un tel enjeu, il n'y ait que trois jours de pause entre des matches importants. Si nous avions bénéficié de plus de fraîcheur, nous aurions certainement gagné. Et contre l'Italie alors tout aurait été possible. Mais je dois faire attention de ne pas ressasser toutes ces spéculations, ces si et ces mais ...

En Suisse, une vague de talents émerge actuellement dans tout le pays. Est-ce qu'au Brésil, il y a aussi des années de grands crus?
Juan: En fait non. Chaque année, trois ou quatre surdoués surgissent.
Peut-être que Ronaldo ou Roberto Carlos ne seront bientôt plus là. Mais on ne va pas le remarquer immédiatement parce que de nouveaux talents se profilent, à l'exemple de Robinho lequel est en passe de faire oublier des valeurs établies.


Quel est votre joueur brésilien préféré?
Barnetta: Il y a l'embarras du choix. Beaucoup de noms me viennent à l'esprit: Kaka, Ronaldinho, Juninho et naturellement mon collègue Juan! C'est toujours un plaisir que de voir en action de tels footballeurs.

Et votre joueur suisse préféré?
Juan: Tranquillo Barnetta bien sûr! Mais j'aimerais dire que la Suisse possède une bonne équipe.

Vous connaissez les joueurs?
Juan: Presque tous. J'ai vu leurs matches à la CM. Les Suisses quadrillent bien le terrain et ils sont combatifs. Et notre défense devra faire très attention au grand Streller.

Qu'est-ce qui a changé avec le nouvel entraîneur Carlos Dunga?
Juan: La mentalité. Dunga parle davantage avec nous que Parreira. Il est plus explosif et d'une certaine façon plus «européen».
Barnetta: J'ai entendu qu'il avait déclaré que le temps des stars était
révolu. Dans l'optique de la CM, il mise en premier lieu sur la cohésion de l'équipe.
Juan: On peut voir la chose ainsi. Joueur, il ne rechigna jamais à la tâche. Il entend insuffler cet état d'esprit à ses joueurs.


Les Brésiliens n'ont-ils pas bien travaillé sous la houlette de Parreira?
Juan: Pas du tout, mais l'amalgame entre le show et le travail obscur était difficile à trouver. Lors de notre préparation en Suisse, des milliers de personnes assistaient chaque jour à nos séances d'entraînement. Ce public attendait de notre part des numéros de virtuosité gratuite. Cette ambiance nuisit à notre concentration. Et plusieurs de nos joueurs étaient carbonisés à la fin de la CM, au terme d'une trop longue saison.

Si à Bâle, juste avant la fin du match, alors que vous êtes le dernier
défenseur, Barnetta vous défie balle aux pieds et que le score est de 1:1, que faites-vous?

Juan: Je le connais bien, je sais ce que Tranquillo fait. Et là, je lui
prends le ballon. Et il n'est pas question d'intervenir brutalement. C'est un match amical. Il ne se passera rien.
Barnetta: Je lui réserve une feinte qu'il ne connaît pas. Mais comme le dit Juan, il n'y aura pas de tacles sauvages. Mais celui qui perdra se fera «allumer» pendant de longues semaines à Leverkusen.


Leur pronostic:
Juan: Nous voulons gagner sans prendre de but.
Barnetta: 2-1 pour la Suisse.

Barnetta-Juan

# Posté le mardi 14 novembre 2006 11:43

J-1

Je fais juste un petit article au J-1 !!!C'est demain !!!le grand jour !!!!tous les voir...et revoir Barnetta...juste magnifique !!!vraiment c'eest icroyable que j'ai reussi a avoir des place alors je suis encore plus contente...Alors a demain !!!et HOP SUISSE !!!!
J-1

# Posté le mardi 14 novembre 2006 07:27

Avant Suisse-Brésil

Cinq semaines après avoir concédé à Innsbruck devant l´Autriche sa seule défaite de l´année (2-1), la Suisse affronte mercredi au Parc St-Jacques de Bâle l´équipe la plus attractive de la planète football. Malgré son échec en quart de finale de la Coupe du monde contre la France, le Brésil demeure, pour tous les amateurs de football, la formation que l´on veut admirer à tout prix.

Les 39 000 spectateurs attendus au Parc St-Jacques ne reconnaîtront toutefois pas l´équipe qui avait évolué sur cette même pelouse en mai dernier contre Lucerne. Capitaine du onze sacré Champion du monde en 1994, le nouveau sélectionneur Dunga a déjà fait sa révolution. Baigné dans la culture... allemande par son passé de joueur au sein du VfB Stuttgart, le successeur de Carlos Alberto Parreira a insufflé une discipline nouvelle au sein de la Seleçao.

Des résultats probants
Ainsi, plus aucun passe droit n´est accordé. Jugé hors de forme sur le plan physique, Ronadlo et Adriano ont été écartés. Ronaldinho a été prié de se fixer à la pointe de l´attaque. Dunga n´a pas hésité à accorder sa confiance en ligné médiane à des néophytes qui n´évoluent pas dans des grands clubs. On songe à Diego (Werder Brême), Elano (Shakhtar Donetsk) et Daniel Carvalho (CSKA Moscou). Les résultats donnent pour l´instant raison à Dunga. Depuis la Coupe du monde, le Brésil a remporté quatre matches et concédé le nul en Norvège. La plus belle victoire fut bien celle obtenue à Londres devant l´Argentine (3-0) grâce à un doublé d´Elano et une réussite de Kaka. Le Milanais se profile d´ailleurs comme le véritable leader de ce Brésil "new-look".

A Bâle, Kaka sera très souvent au contact de son ancien coéquipier du Calcio Johann Vogel. Pour le capitaine de l´équipe de Suisse et ses coéquipiers, ce septième Suisse - Brésil de l´histoire représente une belle bouffée d´oxygène. Presque tous les joueurs retenus pas Köbi Kuhn, à commencer par Vogel, se retrouvent, en effet, aujourd´hui dans une situation bien délicate.

Seul Barnetta...
Ainsi, Zuberbühler, Müller, Senderos, Djourou, Magnin, Wicky, Vogel et Streller n´ont pas été titularisés ce week-end. Paradoxalement, ces huit joueurs seront très certainement appelés à débuter le match de mercredi. Frei et Cabanas n´échappent pas, quant à eux, au feu des critiques à Dortmund et à Cologne. Seul Barnetta, qui vient de reconduire son contrat à Leverkusen, est en cette mi-novembre un homme heureux dans son club.

Face à cette situation qui n´est pas nouvelle mais qui n´a encore jamais atteint une telle extrémité, quels seront les choix de Köbi Kuhn ? Le coach national peut, d´une part, s´en tenir à un certain conformisme en alignant une équipe sans grande surprise. Mais il peut, d´autre part, prendre tout le monde à contre-pied en lançant Dzemaili, Margairaz ou même Regazzoni dans la bataille. Sans oublier Vonlanthen le "banni" même si le joueur de Salzbourg est diminué par une douleur à l´épaule.

A une année et demie de l´Euro, la venue du Brésil sera le premier grand test pour l´équipe de Suisse. Le second est agendé au 7 février 2007 à Düsseldorf contre l´Allemagne. Ces deux rencontres doivent permettre à Köbi Kuhn de déblayer quelque peu le terrain. Avec bien des joueurs blessés et barrés dans leur club, le coach national navigue plutôt à vue en cette mi-novembre.
Avant Suisse-Brésil
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# Posté le lundi 13 novembre 2006 11:41